Barbara Lebrun

Interview de Barbara Lebrun par Zana Chaka

Si vous deviez être un fromage, quel type seriez-vous et pourquoi?

C’est une question très facile, je serais un camembert parce que je viens de Normandie et en Normandie le camembert, c’est le fromage régional classique.

Quel est votre domaine préféré de vos études et pourquoi ?

J’ai fait des études doubles, de français et d’anglais quand j’étais en France et je ne savais pas décider, je n’avais pas de préférence, donc j’ai cherché à enseigner le français aux Anglais pour vivre à l’étranger sans avoir à choisir entre la France ou l’Angleterre, maintenant je fais les deux.

Quel est votre roman préféré ? De quoi s’agit-il ?

J’ai beaucoup de romans préférés, mais un que j’aime beaucoup, c’est Germinal d’Emile Zola, qui se passe dans les années 1860 dans le nord de la France et c’est un roman où l’action, l’engagement politique, l’amour et la passion entre deux personnages se mêlent les uns aux autres.

Quelle est votre recette préférée ?

Eh bien, la tarte aux pommes puisque je suis normande !

Qu’est-ce qu’on peut faire pour encourager les jeunes à étudier une langue étrangère ?

C’est difficile ; il y a une réponse courte qui est de les faire voyager mais ce n’est pas toujours possible. Je crois que c’est à la fois une responsabilité du gouvernement d’avoir l’enseignement des langues étrangères à partir de l’école primaire, l’école secondaire jusqu’au GCSE au moins une langue étrangère obligatoire. Et puis une fois que les élèves sont à l’université, qu’ils ont choisi les langues étrangères, là c’est différent, ils ont déjà ce goût et ils peuvent continuer leur découverte de la langue en rencontrant des élèves français, des Erasmus qui font un échange sur le campus, en suivant des cours enseignés par des professeurs natifs qui parlent le français en classe avec eux, en lisant beaucoup, en allant au cinéma ou en regardant des DVDs, en allant aux événements et rencontres de l’Alliance Française par exemple ; il y a énormément de choses pour continuer à améliorer son français.

Quel film pouvez-vous conseiller aux étudiants de français ?

N’importe lequel ! L’importance, c’est la diversité, il n’y a pas de meilleurs films à mon avis, il faut juste que les élèves eux-mêmes développent leur propre goût, s’ils aiment un genre particulier, les romances ou les films policiers ou les films d’aventure. Il y a tout ça dans la langue française, c’est aux élèves d’être curieux et peut-être de commencer en regardant des films anglais dans les versions françaises, sur un DVD c’est facile parce qu’on peut sélectionner la langue et à partir de là aussi trouver des films français dans le Language Centre. Il y a énormément de films français qui sont d’excellente qualité.

Quel est votre genre de musique favorite et pourquoi ?

Comme pour le roman, je trouve ça difficile de répondre à un seul genre de musique favorite, j’aime beaucoup de choses, j’aime la chanson à texte, j’aime le rock, le reggae, j’aime la musique disco, on peut danser, ça dépend de l’atmosphère, de mon émotion à tel moment de la journée. Je vous conseille d’écouter Georges Brassens mais aussi Claude François.

Est-ce que vous préférez la nourriture salée ou sucrée ? Et quel plat ?

Absolument, moi, je préfère la nourriture salée, j’aime beaucoup les plats salés. Un plat préféré, peut-être par exemple un tajine d’agneau à la manière marocaine avec des oignons qui ont rissolé dans de la cannelle auxquels on ajoute des abricots secs, qui ont macéré dans le jus avec la viande et des carottes et du céleri, c’est très bon ça. Le résultat est salé mais bien sûr il y a un goût sucré avec les abricots, mais c’est plus une petite amertume et ce n’est pas exclusivement un plat sucré.

Pour quelle raison avez-vous choisi Manchester ?

C’est intéressant comme question, je ne n’ai pas vraiment choisi Manchester. Je faisais mes études à Southampton, j’ai fait une thèse dans département de français à Southampton et quand je l’ai finie, j’ai cherché un travail. J’ai posé ma candidature parce que le job au départ n’était pas permanent, c’est juste un remplacement de un an comme  « lecturer » à l’université de Manchester et je me  dis que ça me conviendrait bien, pour savoir si « lecturer » était quelque chose pour moi ou pas, j’ai adoré enseigner ici, les collègues dans département étaient tous extrêmement sympathiques et j’ai beaucoup de chance puisqu’ après un an mon poste est devenu permanent. La personne que j’ai  remplacée n’est jamais revenue et depuis maintenant dix ans je suis installée à Manchester et je m’y sens très bien.

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