Gaelle Flower

Entretien avec Gaëlle Flower par Nadia Atchia

Gaëlle Flower est enseignante à l’Université de Manchester depuis 2001, où elle enseigne le français et « le français des affaires ». Elle est passionnée de langues, de course et par sa famille.  Cet entretien a été enregistré et transcrit par Nadia Atchia, étudiante de deuxième année en anglais et français à l’université de Manchester.

Pourquoi avez-vous décidé de devenir enseignante?

Je pense que j’avais cette idée en tête quand j’étais petite déjà. Premièrement, j’ai toujours aimé l’anglais, dès que j’ai commencé de faire de l’anglais en 6ème et puis, j’ai toujours admiré mes enseignants. Donc, la combinaison des deux, ça fait que j’ai fait des études d’anglais dans le but de devenir enseignante. Quand on fait des études d’anglais et quand on veut être enseignant, on va passer une année dans un pays anglophone et j’ai eu ma première expérience vraiment professionnelle- c’était assistante d’anglais à Plymouth et j’ai bien aimé ; donc voilà j’ai continué sur cette voie. En fait je me suis rendue compte que j’aime beaucoup enseigner le français aux étranger et j’ai fait une maitrise de « français langue étrangère » pour pouvoir enseigner le français plutôt que l’anglais.

Quelles autres langues parlez-vous à part l’anglais et le français? Pourquoi avez-vous décidé d’apprendre ces langues en particulier?

Alors, l’anglais parce que c’était obligatoire à l’école, ensuite j’ai dû choisir une deuxième langue et j’ai choisi l’allemand parce que mon professeur m’a dit « tu es bonne en français, en grammaire et tu seras bonne en allemand ». J’ai choisi l’allemand plutôt que l’espagnol  et ensuite quand je suis entrée en seconde, j’ai choisi une 3ème langue qui était l’espagnol. J’adorais l’espagnol, je n’ai jamais tellement aimé l’allemand et j’ai fait de l’espagnol pendant très longtemps. Puis ensuite, j’ai aussi vécu en Hongrie alors j’ai appris le hongrois mais je ne le parle pas couramment. J’ai faire une année de russe aussi alors j’ai quelques notions de russe.

Est-que ce l’apprentissage de ces langues vous a donné un avantage dans le monde du travail?

Oui, dans une certaine mesure parce que j’ai pu voyager et être à l’aise dans un monde cosmopolite. Donc, comme mon travail est directement lié aux langues, quand je suis arrivée  en Angleterre par exemple, même si j’enseignais le français, je pouvais m’exprimer en anglais alors ça ma aidée, aussi en Hongrie, parce que j’ai pu enseigner l’anglais et le français.

Quels conseils donneriez-vous pour les étudiants de français? S’il on a 10 minutes de libre, quelle activité pourrait-on faire pendant ce temps pour améliorer un aspect de son français?

Il y a 4 compétences : lire, parler, écrire et finalement écouter. Je dirais que c’est une très bonne habitude si on a 10 minutes d’écouter la radio. Ou téléphoner à un ami francophone pendant 10 minutes !

Pour postuler à un emploi en France, quel serait votre première ‘top tip’?

Pour les étudiants : être clair et précis, c’est les deux qualités qui vont vous permettre d’aller plus loin.

Pour les étudiants qui vont à l’étranger l’année prochaine, comment pensez-vous qu’ils puissent profiter au maximum de cette expérience?

Eviter les amis anglophones et s’immerger dans la culture dans la vie française en faisant des activités sportives ou culturelles. C’est très important de lier le plaisir avec la langue française ! Donc on peut s’asseoir à un bureau et étudier la grammaire mais je ne pense pas que ça apporte énormément de plaisir ! Par contre, on peut décider de jouer au football, ou chanter dans une chorale, ou de faire des loisirs qui peuvent nous permettre de parler le français.

Un des vos étudiants m’a informé que vous participez à des marathons. Comment êtes-vous devenu intéressée par la course?

Depuis toute petite, je cours. En fait, depuis l’âge de 7 ans. À l’école, on nous faisait courir mais en dehors de l’école j’étais dans un club de sport et j’ai remarqué que j’aimais bien courir mais aussi que j’étais assez bonne et ce n’est pas tout le monde qui est bon en course ! J’aime bien courir quand j’ai un but précis, un ‘challenge’. Donc j’ai commencé avec une course de 5km et puis ça c’est bien passé alors je me suis inscrite pour faire 10km. Ensuite, un semi marathon, et puis un jour je suis arrivée au travail et j’ai dit à Annie (Annie Morton, autre prof de français), « je me suis inscrite pour  le marathon de Manchester! »

Finalement, si vous étiez échouée sur une île déserte et vous pouviez apporter seulement un objet, qu’emporteriez-vous et pourquoi?

Je vais être sentimentale et dire une photo de ma famille.

 

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