Creative Writing Competition winning text 2012/13

Roméo et Juliette à Bruxelles
Une parodie en style de fabliau
par Farah Aden

 

Certes vous devriez connaître l’histoire
Si non, je vais vous la faire savoir
De Roméo et Juliette à Bruxelles
Leur histoire d’amour de lui et de elle
Mais un peu différente, oui ça c’est vrai
Quand je vous la dirai vous rirez
Alors bon! Commençons
L’histoire des deux Wallons.
L’an 2012, sur la Grande Place
Le soleil trônait et on mangeait des glaces.
Roméo était avec un copain
Son copain Valentin, un gros et malsain.
Juliette à l’autre bout avec sa copine
Sa copine Valentine, une belle fille fine.
Et Valentin les vit et observa
« Regarde les deux meufs » et l’autre répondit
« Je m’en fou » car cela ne l’interessa point
Mais lors qu’il la vit, il cria « Putain!
La meeeeuuuffff elle est belle comme un ange du ciel
Radieuse, gracieuse, d’une beauté naturelle! »
Et Valentin dit, qui était un peu sot
« J’comprends pas c’que tu dis, tout ces grands mots. »
Roméo, épris, lui dit simplement
« C’est l’amour qui parle pour moi maintenant. »
Alors ils allèrent vers elles tous les deux
Avant qu’elles ne partent, lui tout amoureux.
Les filles virent les deux s’approcher assez vite
Gênées mais curieuses, voilà la suite:
Roméo commença mais rien ne sortit
Donc Juliette se leva et elle parla:
« Je m’appelle Juliette, » elle interrompit
Roméo, soulagé, à son tour sourit.
« Moi c’est Roméo, et lui c’est Valentin »
« Et moi j’suis Valentine, c’est trop marrant, hein?! »
Ils parlèrent un temps et apprirent des choses
Ils s’entendaient bien: la vraie vie en rose.
Juliette, au fait, habitait l’Italie
Belge d’origine, mais jamais de sa vie
n’avait-elle visité son pays d’origine
pas une seule fois et non plus Valentine.
Alors les deux garçons, faisant les malins,
dirent « On vous montre Bruxelles, la ville de Tintin. »
Et les deux filles rirent mais acceptèrent bien
Roméo prit même Juliette par la main.
Ils commencèrent donc par le Palais Royal
Juliette n’avait jamais vu de splendeur égale
Valentine décrit cela : ‘tout à fait épatant’ !
Au contraire Valentin dit « Tout ça c’est chiant. »
« Prochain arrêt, » indiqua Roméo
« le musée d’instruments musicaux »
Elles adoraient cela et y passèrent des heures
écoutant la musique sur leurs écouteurs,
car lorsqu’on s’approche d’un instrument
sa musique s’éntend merveilleusement.
[Roméo paya même les 8 euros pour Juliette
qui ensuite laissa du rouge à lèvres sur sa tête.]
« On se casse, j’ai faim moi, allez Roméo! »
« Tu penses qu’a bouffer, Valentin mon gros. »
« J’veux une fricadelle et un coca,
des frites à la mayonnaise, c’pas trop gras.”
La barrack à frites, et puis l’estomac plein
Sauf Valentin qui dit « J’ai toujours faim. »
Ils se promenèrent donc dans le quartier arabe
Où Valentin acheta pour lui un kébab.
La nuit tomba et Valentine dit
« Juliette on part, il fait presque nuit. »
« Mais on s’amuse trop, restons un peu. »
« Ton père hurlera et aussi sur eux. »
Mais Juliette voulait encore rester
car la présence de son Roméo allait lui manquer.
Alors elle lui dit « Une dernière attraction! »
Et Roméo fit sa déclaration,
« L’Atomium, ça il faut absolument le voir!
Et puis c’est fini, mais seulement pour ce soir! »
A l’Atomium ensemble tous les quatre ils allèrent
Lorsque Juliette eut un message de son père
Elle regarda bien son GSM et vit
Un message long qui en bref dit
« Juliette, rentre, j’ai des nouvelles,
On t’a trouvé un homme, Monsieur Jean Poubelle.
C’est un marchand riche, ce qui est bien
Dans la crise économique où personne n’a rien.
Et bien qu’il ait bien sûr deux fois ton âge,
on s’en fout et demain on va faire ton mariage. »
Juliette, furieuse, n’en revenait pas
De cette folie, « Il pense que j’vais accepter ça ! »
Tout amoureuse, de son Roméo très cher,
Elle savait qu’elle ne pouvait défier son père.
Donc elle courut vite à la bulle la plus haute
De l’Atomium et cria « Roméo, je t’aime donc je saute ! »
Et ainsi Juliette prit sa vie,
Et Roméo poussa un long cri
« Juliette,  non ! »
« Trop tard, fiston. »
Il regarda là son corps mort
Valentine, en larmes, pleura fort.
« Juliette je ne saurais vivre sans toi !
Je me tue aussi pour que tu sois avec moi ! »
Et Valentin se dit en mangeant des bonbons
et en les regardant morts « Oufti, qu’ils sont cons. »

 

 

Leave a Comment